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Última actualización web: 06/12/2021

Un groupe d'expression dans un Centre de Thérapies Brèves.

Autor/autores: Dominique de Verdière
Fecha Publicación: 21/12/2010
Área temática: .
Tipo de trabajo: 

RESUMEN

La autora describe el comienzo de un grupo de expresión de dos años de duración. Desaparecidas sus respectivas sintomatologías a menudo incapacitantes, los pacientes pudieron participar cada vez más activamente, desarrollando de manera creativa una herramienta terapéutica que la autora no había hecho más que esbozar.Al principio, los grupos eran de dos tipos: grupos de discusión sobre temas tales como la crisis o la vida cotidia la y grupos de psicomotricidad. Más tarde, gracias a la sugestión de un paciente, que supuso un antes y un después, han evolucionado de una actividad poco verbal al principio, a otra verbal conducida por la psicoterapeuta. Después, el grupo de expresión ha continuado así hasta hoy. Se ha convertido en una especie de "grupo cohesionado" al cual los nuevos pacientes se integran más fácilmente.

Palabras clave: Grupos; Expresiones.

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Vol. 2,
núm. 2
- Julio
2003

Revista Internacional On-line / An International On-line Journal

Un groupe d'expression dans un Centre de Thérapies Brèves

Dominique de Verdière
Correspondencia:

Dominique de Verdière 7, avenue Calas 1206 GENEVE - CH
SUMMARY
The author describes the beginning of a group of expression with a duration of two years. Once their often
disabling respective symptomatologies having disappeared, the patients could participate more and more
actively, developing in a creative manner a therapeutic tool that the author had only outlined. At the
beginning, the groups were of two types: discussion groups about subjects like crisis or daily life and
psychomotor groups. Later, thanks to the suggestion of one patient, who maybe made history, they have
evolved from an activity that was little verbal at the beginning, to another verbal one led by psychotherapy.
Afterwards, the group of expression has continued right up to today. It has been turned into a type of "united
group" into which the new patients are more easily integrated.

KEY WORDS
Groups. Expressions.

RESUMEN
La autora describe el comienzo de un grupo de expresión de dos años de duración. Desaparecidas sus
respectivas sintomatologías a menudo incapacitantes, los pacientes pudieron participar cada vez más
activamente, desarrollando de manera creativa una herramienta terapéutica que la autora no había hecho
más que esbozar.Al principio, los grupos eran de dos tipos: grupos de discusión sobre temas tales como la
crisis o la vida cotidiana y grupos de psicomotricidad. Más tarde, gracias a la sugestión de un paciente, que
supuso un antes y un después, han evolucionado de una actividad poco verbal al principio, a otra verbal
conducida por la psicoterapeuta. Después, el grupo de expresión ha continuado así hasta hoy. Se ha
convertido en una especie de "grupo cohesionado" al cual los nuevos pacientes se integran más fácilmente.
PALABRAS CLAVE
Grupos. Expresiones.

RESUME
Le propos de l'auteur est de résumer les débuts d'un groupe d'expression après deux ans d'expérience.
Malgré leurs symptomatologies respectives souvent envahissantes, les patients ont pu participer de plus en
plus activement, en aidant à faire évoluer de manière créative un outil thérapeutique que l'auteur n'avait fait
qu'ébaucher au départ. Ces groupes étaient au début de deux types : groupes de discussion sur des thèmes
(comme le thème de la crise ou celui de la vie quotidienne) et groupes de psychomotricité. Par la suite, grâce
à la suggestion d'un patient, qui a fait date, ils ont évolué d'une activité peu verbale au départ, à une activité
verbale médiatisée. Depuis, le groupe d'expression continue encore actuellement sous cette forme. Il est
devenu une sorte de " groupe-presse " auquel les nouveaux patients s'intègrent assez facilement dans
l'ensemble.
LES MOTS CLÉ

Groupes. Expressions

QUELQUES QUESTIONS PRÉLIMINAIRES
D'une manière générale d'abord : quel patient angoissé ou déprimé n'a pas été aidé dès l'instant qu'il a pu
exprimer sa souffrance, la nommer ou la donner à voir ? Lorsque cela se passe dans le cadre d'une relation
privilégiée, ce qui était vécu en négatif prend alors un sens, devient un " plus ", prélude à des découvertes sur
soi-même annonciatrices de changement et de réaménagement.
Ce thème me parle aussi par rapport à une expérience spécifique : travaillant depuis douze ans dans un des
trois secteurs de psychiatrie adulte aux Institutions Universitaires de Psychiatrie à Genève, j'ai eu l'occasion
de participer à la transformation d'un hôpital de Jour en un Centre de Thérapies Brèves (C.T.B.), autrement
dit un Centre de Crise, unité ambulatoire intermédiaire entre la Consultation et les unités intra-hospitalières
Dans ce Centre de thérapies intensives, des patients souffrant pour la plupart de décompensations
dépressivo-anxieuses souvent graves (sur des structures variées : états-limites, névroses narcissiques,
psychoses...) viennent se soigner la journée (et le cas échéant une ou deux nuits de suite), avec un temps de
présence variable selon leur état, leur programme thérapeutique personnalisé (individuel et (ou) groupal), et
l'évolution de leur prise en soins.
Dans ce Centre, nous nous référons entre autres au modèle de la crise selon G. Caplan(Caplan, 1964), qui
définit la crise comme une rupture dans le cours de l'existence, comme un déséquilibre émotionnel adaptatif
face à une situation nouvelle et inévitable.
C'est une période dramatique, certes, pour l'individu et son entourage mais si l'on arrive à profiter de cette
phase d'ouverture pour aider le patient à prendre du recul, à réfléchir et à se remettre en question, cela fait
aussi de cette crise un moment créatif et privilégié.
LE DÉVELOPPEMENT D'UN GROUPE D'EXPRESSION
C'est dans ce contexte que j'ai mis sur pied, il y a un peu plus de deux ans, en co-thérapie d'abord avec des
membres de l'équipe infirmière, puis avec une collègue psychologue, Madame S. Zivojinovic, un groupe
d'expression qui venait compléter l'éventail des groupes offerts au C.T.B.. Ces groupes étaient alors de deux
types :

- groupes de discussion sur des thèmes (comme le thème de la crise ou celui de la vie quotidienne) ;
- groupes de psychomotricité
Pour des patients dont les capacités de verbalisation sont souvent limitées ou inhibées du fait de la crise qu'ils
traversent, il nous a paru utile, dans un premier temps, de médiatiser le contact par une activité comme le
dessin, par exemple.
Je venais alors de participer à Londres à une session intensive sur des groupes thérapeutiques variés et
j'avais été frappée, entre autres choses, par la correspondance entre ce que nous vivions dans ces groupes et
ce qui décorait les murs, à savoir :
- une citation comme : " Personne n'est une île. Chaque être humain est une petite partie d'un continent
appelé l'humanité " - phrase qui évoquait pour moi " l'illusion groupale " décrite par D. Anzieu (Anzieu, 1971),
la crainte de la fusion, les problèmes d'identité, de similitudes et de différences au sein d'un groupe, etc.
- une peinture représentant un orchestre de chambre : qu'est-ce qui, mieux que cette image, pourrait illustrer
ce que l'on peut vivre dans un petit groupe où chacun joue d'un instrument qui lui est propre mais tente de le
faire résonner en harmonie avec celui des autres avec plus ou moins de bonheur ?
- une autre peinture enfin représentait une enfilade de pièces aux portes ouvertes : belle image, là aussi, de
ce que peuvent apporter des discussions de groupe comme ouverture sur son propre intérieur et sur les
rapports interpersonnels.
Ceci m'a donné une idée pour démarrer le groupe d'expression : celle de proposer aux patients de nos
groupes de discussion de participer à la décoration de la salle de groupe. Nous étions en effet, aux débuts du
C.T.B., dans une phase de réaménagement de nos locaux et nous souhaitions associer à cette entreprise ceux
de nos patients qui s'y intéresseraient.
QUELQUES EXEMPLES

La consigne était la suivante : " Essayez de dessiner comment vous vivez le fait de participer à un groupe de
discussion ".
- Parmi les volontaires, quatre personnes ont pu exprimer un vécu très personnel : la première venait
d'arriver au Centre et était très déprimée. Elle a dessiné en noir un visage triste et, tout en pleurant, elle a
fait le commentaire suivant : " c'est moi dans le groupe. J'ai la sensation d'être un foetus. Je dépends des
autres, j'en ai besoin, ça me libère d'une certaine façon, c'est pourquoi je pleure. Mais je suis encore
beaucoup tournée vers moi, c'est pourquoi j'ai fait les yeux vides, j'ai l'impression que je n'ai rien à donner
aux autres "...

- le deuxième patient, soigné depuis longtemps dans le secteur, était assez ambivalent par rapport aux
groupes de discussion : à la fois désireux d'en faire partie et de se revaloriser en les utilisant comme une
Tribune pour donner son avis - mais voulant prendre sur lui l'animation du groupe et ayant tendance à se
charger de tous les problèmes des autres, il se montrait vite épuisé ou persécuté par ces discussions. Il a fait
deux dessins sur le thème proposé : mais en fait de situation groupale, le premier le représentait, lui, sous
forme d'un visage de profil, engoncé dans une sorte de canapé. Derrière la tête, il avait dessiné une barre
verticale qui signifiait pour lui la tension liée à un passé douloureux. A la réflexion, il a coupé ensuite cette
barre en deux morceaux inégaux et, interrogé sur cette transformation de son dessin, il a répondu : " la
partie la plus petite de cette tension c'est celle dont j'accepterais de me séparer. Quant à l'autre, je la garde,
car elle fait quand même partie de moi ! ".
Il nous a semblé qu'il nous demandait là, à sa manière, de ne pas lui enlever trop vite ses symptômes qui
répondaient chez lui à un besoin important dans son économie du moment.
Puis, réalisant qu'il avait plus parlé de lui que du groupe, il a fait un deuxième dessin de lui dans le groupe,
sous forme d'un visage à la moue triste, de face, cette fois. Autour de lui, des éclairs évoquaient les tensions
qu'il vivait dans les groupes mais un soleil souriant dans un coin de la feuille représentait par ailleurs les
moments de détente ou d'humour qu'il avait aussi vécus dans ces groupes : " là, dit-il, ça se dénoue vers un
ciel plus serein, et le sourire de chacun amène le soleil... ".
- Les deux autres patientes, tout de suite preneuses par rapport à notre proposition, ont immédiatement dit
ce qu'elles auraient envie de dessiner, puis, deux jours plus tard, ont quelque peu modifié leur projet initial.
- L'une a dit d'emblée qu'elle ne savait pas dessiner mais qu'elle représenterait chaque personne par une
pastille de couleur différente. Elle-même se voyait comme une pastille noire ou alors comme un coquillage
fermé. Par la suite, elle a décidé d'entrouvrir le coquillage dans lequel " il resterait encore un petit fond de
noir " mais " ça irait vers des couleurs plus claires, plus lumineuses ". Et dans ce coquillage elle a mis des
perles de couleur rappelant les pastilles qui représentaient les autres membres du groupe : " chaque personne
m'apporte quelque chose, dit-elle, et ce que chacun m'apporte, je le prends et je le garde... "
- Enfin, la dernière a intitulé son dessin : " la victoire par les larmes ". Les visages des membres du groupe
étaient en forme de larmes, pour représenter la souffrance de chacun.
Elle, non plus, ne savait pas dessiner et a renoncé à sa première idée qui était de faire se chevaucher les
visages comme s'ils étaient pris dans les anneaux des Jeux Olympiques. Ses visages, dessinés un peu " à la
Picasso ", disait-elle, représentaient diverses étapes de la communication dans un groupe : Certains n'avaient
que des bouches fermées (le silence au début quand on ne connaît personne) D'autres n'avaient que des yeux
(le silence, toujours, mais en s'intéressant aux autres) D'autres encore avaient yeux et bouche inversés
("parfois on parle avec ses yeux ", disait-elle) Elle s'est dessinée elle-même en bas à droite, comme elle se
sentait maintenant : " avec les yeux et la bouche à la bonne place... " Et c'est quelque temps plus tard que,
parlant dans un groupe de discussion du problème qu'elle avait avec sa mère, elle s'est mise à pleurer pour la
première fois dans le groupe. Elle se trouvait assise ce jour-là contre le mur où était affiché son dessin... et
cette " victoire par les larmes ", anticipée par elle, a bien sûr beaucoup enrichi le contenu de cette séance.

Les quatre premiers mois de ce groupe d'expression ont constitué une première phase, expérimentale, où
nous avons tâtonné à la recherche d'une formule satisfaisante en proposant successivement diverses activités
comme : le travail de la terre, des photomontages, des écrits ou dessins réalisés en écoutant une musique
relaxante, des lectures de poèmes, etc. J'aimerais illustrer cela avec trois exemples de collages ou de
photomontages sur des thèmes proposés par nous :
- 1er exemple sur le thème : " comment voyez-vous le C.T.B. ? ". Un patient assez silencieux et fermé mais
très assidu aux groupes a mis bout à bout quantité d'yeux et une seule bouche (fermée) découpés dans des
magazines. Pour lui, c'était " suffisamment parlant ", pas besoin de faire de commentaires sur la gêne qu'il
ressentait à être observé par les membres du groupe et en particulier par les soignants.
- 2ème exemple sur le thème : comment voyez-vous la solitude et quels seraient pour vous les moyens d'en
sortir ? ". Un patient a vu la solitude en noir et blanc à la fois sous la forme d'une " marionnette jetée à terre,
désarticulée " et sous la forme d'une mine de sel (" quand on est au fond du trou de la caverne "). Les
antidotes à la solitude seraient pour lui en couleur : " pouvoir de nouveau courir " comme ce jeune couple
faisant du jogging - " les enfants " (il en a deux) - et un spéléologue " qui remonte du gouffre grâce à son filin

de sécurité ".
- enfin, 3ème exemple sur le thème : " comment pourriez-vous illustrer la dépression pour la faire
comprendre à votre entourage ? ". Une patiente a dessiné un fond noir sur lequel elle a collé des mots : "
comme le vide, folles, chômage, pétrin " - elle a découpé des images d'yeux et des lunettes noires car, ditelle, " on a des problèmes de vision quand on est déprimé, qu'on voit mal, qu'en même temps on ne veut pas
voir et que, surtout, on ne veut pas qu'on nous voie dans cet état " - puis elle a rajouté " une espèce de
brouillard, de flou ", une " main qui se crispe " et plusieurs choses évoquant l'insomnie (le mot " nuit ", des
somnifères, etc.).
Pendant cette première phase, nous ne savions pas trop vers quoi nous allions avec ce groupe mais nous
savions assez bien ce que nous ne voulions pas qu'il soit : en effet, nous ne voulions pas en faire un groupe
purement occupationnel ni de l'ergothérapie en groupe ni un " groupe de créativité " comme cela avait été
suggéré, car ce mot nous paraissait trop inhibant, d'abord pour nos patients déprimés disant qu'ils " ne
créaient déjà pas quand ils allaient bien alors il ne fallait pas leur demander des choses trop difficiles,
d'ailleurs ils n'étaient plus des enfants, ils ne savaient pas dessiner ", etc. A vrai dire, le mot créativité nous
faisait aussi peur à nous, les soignants, qui n'étions de loin pas des artistes, ni même des art-thérapeutes...
Notre but n'était pas de fabriquer de beaux objets, encore moins de faire de l'art pour l'art... L'activité
d'expression n'était pour nous, dans un premier temps, qu'un moyen parmi d'autres de mobiliser les patients,
de favoriser leur socialisation et de développer entre eux la communication et une certaine solidarité.
SONDAGE D'OPINION
A ce stade-là de l'expérience, nous avons éprouvé le besoin de faire un sondage d'opinion parmi les
utilisateurs de ce groupe en leur demandant leur avis sur les activités et les thèmes proposés pendant ces
quatre premiers mois : leurs préférences, leurs souhaits et leurs suggestions pour la suite.
Ce qui est ressorti de cette enquête, ce sont les points suivants :
- presque tous les patients ont préféré les photomontages qui leur paraissaient plus à leur portée que le
dessin ou d'autres activités d'expression plus sophistiquées :
- plusieurs ont souhaité que l'activité elle-même ne prenne pas tout le temps de la séance et que plus de
temps soit réservé au dialogue à propos de l'activité ;
- enfin, un patient a proposé que la prochaine fois on amène un journal pour discuter de façon plus
approfondie de l'actualité du jour.
Souhaitant que les patients deviennent de plus en plus " partie prenante " de ce groupe, nous avons tenu
compte de cette suggestion et, en la combinant avec le photomontage, nous avons expérimenté le setting
suivant : au début de la séance, chaque membre du groupe parcourt le journal " La Suisse " et découpe le ou
les articles qu'il a envie de discuter avec les autres. Ces articles sont collés sur un panneau collectif qui
représente la sélection par le groupe des nouvelles du jour. La plus grande partie de la séance est consacrée à
la discussion de ces articles.
Le but, bien sûr, n'est pas de discuter de l'actualité pour elle-même mais de permettre à des patients (que la
dépression a tendance à faire se replier sur eux-mêmes), à la fois de sortir un peu de leurs préoccupations
pour s'intéresser à nouveau au monde qui les entoure - et à la fois d'utiliser cet " objet transitionnel
"(Winnicott, 1971) que peut être l'actualité pour exprimer ce qu'ils vivent et en quoi cette actualité les renvoie
à leur monde interne (préoccupations, émotions, fantasmes). Ce double mouvement vers l'extérieur (avec
socialisation) et vers l'intérieur (avec développement de l' " insight ") nous a paru riche de possibilités
d'échanges.
Depuis, notre groupe d'expression continue encore actuellement sous cette forme. Il est devenu une sorte de
" groupe-presse " auquel les nouveaux patients s'intègrent assez facilement dans l'ensemble. Grâce à la
suggestion d'un patient, qui a fait date, nous avons évolué d'une activité peu verbale au départ, à une activité
verbale médiatisée.
Les deux ans d'expérience sous cette forme bien particulière pourraient faire en soi l'objet d'un autre exposé
ou article. Mon propos d'aujourd'hui était seulement de vous résumer les débuts de ce groupe d'expression
auquel, malgré leurs symptomatologies respectives souvent envahissantes, nos patients ont pu participer de
plus en plus activement, en nous aidant à faire évoluer de manière créative un outil thérapeutique que nous
n'avions fait qu'ébaucher au départ.
BIBLIOGRAPHIE
Anzieu, D. (1971). L'illusion groupale. Nouvelle Revue de psychanalyse, 4, 73-93.
Caplan, G. (1964). Principles of preventive psychiatry. New York: Basic Books.

Winnicott, D. W. (1971). Playing and Reality. Londres: Tavistock.
ASMR Revista Internacional On-line - Dep. Leg. BI-2824-01 - ISSN (en trámite)
CORE Academic, Instituto de Psicoterapia, Manuel Allende 19, 48010 Bilbao (España)
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